English

Español

Commercialiser l'eau

L'ALÉNA en Bref

406 millions de personnes produisant de biens et services d'une valeur de plus de 11 billiones $US; des échanges commerciaux quotidiens d'un valeur de près de 1,8 milliard $US, et 19,8 millions d'emplois créés depuis 1994; 1,3 billions $US d'investissement étrangers directs, soit environ 28% du total mundial.

L’ALÉNA est un traité commercial qui prévoit l’élimination des droits de douanes sur les échanges entre le Canada, le Mexique et les États-Unis.

L'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) et ses accords parallèles sur l'environnement et le travail sont entrés en vigueur le 1er janvier 1994, cinq ans après l’Accord de libre-échange canado-américain (ALE).

L’ALÉNA a créé la plus grande zone de libre-échange au monde avec 406 millions de personnes produisant des biens et services d’une valeur de plus de 11 billions de dollars américains.

L’accord instituant l’ALÉNA stipule un certain nombre d’objectifs communs que le Canada, les États-Unis et le Mexique doivent s’engager à poursuivre.

L’ALÉNA a libéralisé substantiellement le commerce des services et a ouvert les marchés publics, y compris les marchés publics des services et de la construction. L’accord oblige les Parties à ne faire aucune discrimination entre les producteurs nationaux et les producteurs étrangers dans le commerce des services, des marchés publics et de l’investissement. Contrairement à l’ALÉ entre le Canada et les États-Unis, tous les services sont inclus dans l’entente de libre-échange tant qu’ils n’ont pas été explicitement exemptés des dispositions de l’ALÉNA. L’accord énumère en annexe les exclusions qu’ont indiquées les différents niveaux de gouvernement dans chaque pays.

 

Saviez-vous que…

De 1993 à 2000, la valeur $US des exportations canadiennes de marchandises vers les É.-U. et le Mexique a augmenté de 109 % alors que ses exportations vers le reste du monde ont crû de 29 %.


L’élimination des droits


L’ALÉNA prévoyait l’élimination de la plupart des droits de douanes sur les échanges entre le Canada, le Mexique et les Etats-Unis suivant une période prédéterminée variant, selon le cas, de 5 à 10 ans. Cependant, depuis la mise en oeuvre de l'ALENA en 1994, les Parties ont convenu de trois rondes d'élimination accélérée des droits de douane conformément à l'article 302(3) de l'ALENA. La dernière ronde remonte à avril 1998 alors que le Canada et le Mexique convenaient d’accélérer l’élimination des droits de douane sur un certain nombre de produits au 1er janvier 2001 au lieu du 1er janvier 2003.

retour

Saviez-vous que…

Les exportations améri- caines vers des partenaires de l’ALÉNA ont plus que doublé entre 1993 et 2000, contre un taux de croissance de 52 % des exportations vers le reste du monde.


Les accords parallèles

Les accords parallèles sur la coopération environnementale et dans le domaine du travail, négociés et signés en 1993, résultent d’une initiative du président américain Bill Clinton suite aux préoccupations exprimées par le Congrès américain (à majorité démocrate) et de plusieurs groupes de pression. Ces derniers exprimaient des craintes au sujet des conditions de travail et dans le domaine de l’environnement au Mexique. Le Congrès a finalement ratifié l’ALÉNA par une marge étroite.

retour

Saviez-vous que…

Le commerce total entre les trois partenaires de l’ALÉNA s’est accru de 128 % et dépasse maintenant 676 milliards $US par année. Chaque jour, les parties à l’ALÉNA effectuent des échanges trilatéraux d’une valeur de près de 1,8 milliards $US.


Accord de libre-échange canado-américain (ALE)

Au début des années 1980, la présidence américaine dirigée par Ronald Reagan lance l’idée d’une Amérique du Nord libre-échangiste. Après l’arrivée au pouvoir du gouvernement dirigé par Brian Mulroney en 1984, le Canada décide d’engager des négociations bilatérales de libre-échange avec les États-Unis. Ces négociations aboutissent à la conclusion d’un Accord de libre-échange (ALÉ) en 1987. Trois ans plus tard, le Mexique demande à son tour d’engager ses propres négociations de libre-échange avec les États-Unis. Les négociations deviennent trilatérales à la demande du Canada au début de l’année 1991. Les trois gouvernements concluent les négociations et signent l’ALÉNA en décembre 1992.

retour

Saviez-vous que…

Au cours des sept premières années d’application de l’ALÉNA, la production en Amérique du Nord a connu une croissance de plus de 30 %, par rapport à une croissance d’un peu moins de 20 % au cours des sept années précédentes.


Zone de libre-échange

Une zone de libre-échange est créée lorsqu’au moins deux pays conviennent de permettre la circulation de leurs biens et services en franchise de droits de douane. Une telle zone est distincte d’autres processus d’intégration régionale comme l’union douanière, l’union économique ou le marché commun. Dans une zone de libre-échange, les parties restent libres d’appliquer les politiques commerciales de leur choix envers les États tiers et ne souscrivent à aucune exigence formelle quand à l’harmonisation des politiques publiques ou économiques.

Le Canada, les États-Unis et le Mexique ont établi des règles d’origine pour déterminer si des biens et services sont suffisamment nord-américains pour bénéficier des dispositions préférentielles de l’ALÉNA.

L’accord ne traite pas de la mobilité de la main-d’oeuvre, à part quelques dispositions destinées à faciliter l’entrée temporaire de gens d’affaires et de professionnels de secteurs ciblés.

L’accord reconnaît le droit de chaque pays à établir des normes de santé, de sécurité, d’environnement ou autres selon ses propres nécessités. En outre, l’accord stipule que ces normes ne devraient pas être abaissées. Toutefois, la force de ces protections est discutable comme le montre les nombreux litiges commerciaux.

retour

Saviez-vous que…

Plus de 82 % des exportations mexicaines sont destinées aux É.-U.


Objectifs de l’ALÉNA

  • Éliminer les barrières douanières et faciliter les échanges transfrontaliers des biens et des services

  • Assurer les conditions d’une concurrence équitable dans la zone de libre-échange

  • Augmenter substantiellement les occasions d’investissement au sein des trois pays membres

  • Fournir une protection et une application adéquate des droits de propriété intellectuelle dans chacun des territoires

  • Adopter des procédures efficaces de mise en œuvre, d’administration conjointe et de résolution des litiges

  • Approfondir la coopération trilatérale pour étendre les bénéfices de l’accord

retour

Saviez-vous que…

Les É.-U. représentent pour le Canada 77 % de ses importations et 84 % de ses exportations.


Le Canada et les États-Unis

L’ALÉNA s’est substitué à l'Accord de libre-échange Canada - États-Unis (ALE) dont il a respecté l’échéancier pour l’élimination des tarifs. Ainsi, le commerce des marchandises admissibles entre le Canada et les États-Unis est en franchise de droits depuis le 1er janvier 1998, conformément à l’échéancier de l’ALE. Les règles d’origine qui concernent les textiles, l’habillement et les produits automobiles ont toutefois été restreintes par rapport à celles de l’ALE. Le Canada a également conservé l’exemption qu’il avait négociée dans l’ALE pour les industries culturelles (édition, cinéma, etc.).

retour

Saviez-vous que…

Les exportations du Mexique vers ses partenaires de l’ALÉNA sont 238 % plus élevées qu’en 1993. La croissance des exportations a compté pour plus de la moitié de la croissance réelle du PIB au Mexique pendant cette période.


Règles d’origine

Les règles d’origines de l’ALÉNA sont énoncées au Chapitre 4 de l’Accord. Elles servent à déterminer si un produit peut être considéré suffisamment nord-américain pour pouvoir bénéficier des tarifs préférentiels de l’ALÉNA.

En général, à moins que des règles d’origine spécifiques ne s’appliquent, un produit est réputé originaire d’Amérique du Nord s’il est entièrement obtenu ou produit sur le territoire de l’une ou de plusieurs des Parties. Si plusieurs matériaux non-originaires entrent dans la fabrication d’un produit, le produit est réputé d’origine nord-américaine quand la teneur en valeur régionale est suffisamment élevée. Pour être considéré nord-américain, la teneur en valeur régionale du produit doit être supérieure à 60 % lorsque la méthode de la valeur transactionnelle est utilisée ou à 50 % lorsque la méthode du coût net est utilisée.

retour

Saviez-vous que…

Le Canada compte pour 23 % du total des exportations américaines. Les É.-U. vendent plus au Canada qu'à tous les pays de l'Union européenne réunis.

 
© copyright Forum sur l'Intégration Nord-Américaine Tous droits réservés.
fina - nafi.org
info@fina - nafi.org